Les abords d’une piscine sont souvent plus fréquentés que le bassin lui même. La plage devient un lieu de détente, de jeux et de repos. Le matériau choisi doit donc être agréable au contact des pieds nus, antidérapant, résistant aux intempéries et simple d’entretien. Son aspect visuel importe tout autant, car il doit s’harmoniser avec la maison, le jardin et la ligne de la piscine. La largeur minimale d’une plage se situe autour d’un mètre, ce qui suffit pour circuler. Une largeur de 1,20 mètre permet à deux personnes de se croiser confortablement, tandis qu’une bande d’environ 2,50 mètres accueille un transat. Pour créer un véritable solarium, une largeur proche de 3 mètres offre un espace généreux.
Le grès et la terre cuite trouvent parfois leur place en aménagement extérieur, mais la pierre naturelle et le bois restent les matériaux les plus utilisés autour des piscines. Les terres cuites conviennent particulièrement bien aux régions méridionales, où elles se marient avec les façades en jouant sur les camaïeux d’ocres. Elles peuvent toutefois être sensibles au gel et devenir glissantes lorsqu’elles sont mouillées, ce qui impose une certaine prudence.
La pierre naturelle, longtemps jugée coûteuse, devient plus accessible grâce aux ventes par lots organisées par certains négociants. Ces opérations permettent de trouver des dalles de qualité à des tarifs avantageux. La pose se fait généralement sur une chape de béton, avec un jointoiement au mortier. Le traitement des bords exige une attention particulière. Les pierres doivent être suffisamment épaisses pour ne pas se briser au niveau des margelles. Certaines pierres importées, vendues trop fines en grande surface, se révèlent fragiles à ce niveau précis.
Le bois compte parmi les solutions privilégiées pour les plages de piscine. Il reste souple, confortable à la marche et relativement frais sous le soleil. Le teck en est l’essence la plus connue et la plus onéreuse. D’autres bois, comme l’iroko, le red cedar ou le pin traité à cœur en autoclave, offrent des alternatives intéressantes. Les lames et caillebotis se déclinent dans une large gamme de prix, ce qui permet d’adapter l’aménagement au budget disponible. Les bois composites, mélange de fibres de bois et de résines synthétiques, constituent une autre option. Ils résistent naturellement à l’eau, aux insectes et au gel, ne fendent pas et nécessitent très peu d’entretien, tout en imitant l’aspect du bois.
La pierre reconstituée se compose d’éléments naturels broyés, agglomérés avec des liants hydrauliques. Sa structure se rapproche de celle du béton, mais son aspect final reproduit celui des pierres naturelles. Cette solution se révèle moins coûteuse que la pierre massive. La fabrication par moulage autorise une grande variété de formats, de profils de bords et de teintes. Bords usés, pièces courbes, éléments de finition spécifiques, tout un vocabulaire de formes permet de créer des plages, des terrasses, des murets, des piliers ou des bordures de massifs dans une parfaite continuité visuelle.
Ce matériau donne la possibilité d’imiter des pierres calcaires utilisées pour les façades, sans subir les inconvénients de la porosité d’une pierre naturelle posée au sol. Il peut reproduire l’apparence de marbre, de granit, de schiste, de terre cuite et même de bois. Une plage d’aspect bois exotique, rappelant le teck, peut ainsi être réalisée sans recourir à des essences tropicales et sans imposer les contraintes d’entretien du bois massif. Les professionnels estiment qu’une terrasse en teck sauvage dure en moyenne entre vingt cinq et trente ans, qu’une terrasse en teck d’élevage affiche souvent une durée de vie plus courte, autour d’une quinzaine d’années, tandis que la pierre reconstituée atteint couramment une cinquantaine d’années pour un coût bien inférieur.
Les bois exotiques offrent un rendu visuel remarquable, mais proviennent parfois de forêts surexploitées. Certains labels, comme FSC (Forest Stewardship Council) ou PEFC (Programme européen des forêts certifiées), garantissent que ces bois sont issus de forêts gérées de manière durable, en tenant compte des équilibres écologiques, économiques et sociaux. Le choix d’un bois certifié, ou l’option pour des matériaux alternatifs comme le bois composite ou la pierre reconstituée, permet de concilier esthétique, confort et respect des ressources naturelles.
Les finitions jouent un rôle à la fois esthétique et fonctionnel. Elles renforcent la cohérence de l’aménagement et contribuent au confort d’usage. Le chemin d’eau, discret caniveau de sol disposé tout autour de la piscine, recueille les éclaboussures et les trop pleins pour les diriger vers une unité de traitement ou vers le réseau d’évacuation. Placé au plus près des margelles, il trace une ligne parallèle élégante qui marque la transition entre l’espace bassin et le reste de la terrasse.
Les margelles prolongent la terrasse jusqu’au bord de l’eau et affleurent la surface du bassin. Elles encadrent la piscine, sécurisent la marche et facilitent l’accès. Leur forme et leur matériau doivent s’accorder avec ceux du reste de la plage. Une autre façon de créer une liaison douce entre plage et bassin consiste à intégrer un bain romain. Généralement en demi cercle sur un côté de la piscine, il peut être complété par une volée de marches arrondies. Cet espace sert à la fois d’accès progressif à l’eau et de banc immergé, idéal pour s’asseoir, se relaxer et profiter de la fraîcheur du bassin sans y nager complètement.